Entre le touriste, grand consommateur de kilomètres, de nourritures, de spectacles variés, soucieux d’accumuler souvenirs et expériences dont il remplira ses valises, pour s’en plaindre ou s’en délecter au retour et le pèlerin marchant vers lui-même ou vers un lieu sacré à la recherche d’un Absolu qu’il désire être ou rencontrer, il existe un autre type de voyageur qu’on pourrait appeler « voyageur éclairé ».
Il y a du touriste et du pèlerin en lui, mais il ne se reconnaît ni dans le côté prédateur et consommateur du touriste ni dans l’intensité et l’exigence mystique du pèlerin spirituel.
Son projet est davantage celui d’un voyage de connaissance et de reconnaissance. Connaissance des autres : autres cultures, civilisations, antiques ou récentes, et reconnaissance de soi, dans sa « réaction » aux autres, découverte des a priori et présupposés de sa propre culture, avec ses grandeurs et ses faiblesses.
C’est ainsi que le voyage « cultive » l’homme, non seulement par une addition de nouveaux savoirs, mais par une « maturation » et parfois même par une « remise en question » qui est une « remise en quête » de tout son être au contact d’autres pays et d’autres façons d’habiter sur la terre.
Le voyage en Grèce et en Turquie est particulièrement indiqué pour ce genre de voyageurs ; c’est un retour aux sources :
- aux sources de la mythologie, de ses dieux et de ses oracles (Delphes, Athènes)
- aux sources de la philosophie (Platon, Aristote, mais aussi Epicure, Pythagore), dans les lieux où ils enseignèrent et donnèrent à la pensée occidentale son essor.
- aux sources du christianisme, byzantin et orthodoxe durant tout le premier millénaire, d’abord à Constantinople (aujourd’hui Istanbul) dans la célèbre basilique de Sainte Sophie consacrée comme son nom l’indique à la Sagesse divine ; là, enseignèrent Jean Chrysostome et Syméon le Nouveau Théologien, puis à St Salvador en Chora où se trouvent les plus belles fresques et les mieux conservées de cet art typique du christianisme oriental.
- aux sources, enfin, d’une « vision » du siècle (eon) à venir, de Patmos à Ephèse, avec le grand voyant de l’Apocalypse (St Jean) : « Apocalypse » qui en grec ne veut pas dire « catastrophe », mais dévoilement, révélation de « ce qui était, de ce qui est, de ce qui vient… »
- Nous visiterons la grotte où il écrivit son Apocalypse, et le Monastère qui à côté d’autres trésors conserve sa mémoire avant de nous rendre à Ephèse, où il écrivit son Évangile, dans la proximité de Marie, la mère de Jésus dont la « maison » a été « retrouvée » au siècle dernier.
Chaque voyageur a une soif particulière ; il trouvera dans toutes ces sources rencontrées en chemin de quoi le nourrir et l’abreuver et s’il a des yeux pour voir, il pourra peut-être contempler dans le « miracle grec » la « lumière matutinale » qui éclaire encore aujourd’hui notre Occident…
Entre le touriste, grand consommateur de kilomètres, de nourritures, de spectacles variés, soucieux d’accumuler souvenirs et expériences dont il remplira ses valises, pour s’en plaindre ou s’en délecter au retour et le pèlerin marchant vers lui-même ou vers un lieu sacré à la recherche d’un Absolu qu’il désire être ou rencontrer, il existe un autre type de voyageur qu’on pourrait appeler « voyageur éclairé ».
Il y a du touriste et du pèlerin en lui, mais il ne se reconnaît ni dans le côté prédateur et consommateur du touriste ni dans l’intensité et l’exigence mystique du pèlerin spirituel.
Son projet est davantage celui d’un voyage de connaissance et de reconnaissance. Connaissance des autres : autres cultures, civilisations, antiques ou récentes, et reconnaissance de soi, dans sa « réaction » aux autres, découverte des a priori et présupposés de sa propre culture, avec ses grandeurs et ses faiblesses.
C’est ainsi que le voyage « cultive » l’homme, non seulement par une addition de nouveaux savoirs, mais par une « maturation » et parfois même par une « remise en question » qui est une « remise en quête » de tout son être au contact d’autres pays et d’autres façons d’habiter sur la terre.
Le voyage en Grèce et en Turquie est particulièrement indiqué pour ce genre de voyageurs ; c’est un retour aux sources :
- aux sources de la mythologie, de ses dieux et de ses oracles (Delphes, Athènes)
- aux sources de la philosophie (Platon, Aristote, mais aussi Epicure, Pythagore), dans les lieux où ils enseignèrent et donnèrent à la pensée occidentale son essor.
- aux sources du christianisme, byzantin et orthodoxe durant tout le premier millénaire, d’abord à Constantinople (aujourd’hui Istanbul) dans la célèbre basilique de Sainte Sophie consacrée comme son nom l’indique à la Sagesse divine ; là, enseignèrent Jean Chrysostome et Syméon le Nouveau Théologien, puis à St Salvador en Chora où se trouvent les plus belles fresques et les mieux conservées de cet art typique du christianisme oriental.
- aux sources, enfin, d’une « vision » du siècle (eon) à venir, de Patmos à Ephèse, avec le grand voyant de l’Apocalypse (St Jean) : « Apocalypse » qui en grec ne veut pas dire « catastrophe », mais dévoilement, révélation de « ce qui était, de ce qui est, de ce qui vient… »
- Nous visiterons la grotte où il écrivit son Apocalypse, et le Monastère qui à côté d’autres trésors conserve sa mémoire avant de nous rendre à Ephèse, où il écrivit son Évangile, dans la proximité de Marie, la mère de Jésus dont la « maison » a été « retrouvée » au siècle dernier.
Chaque voyageur a une soif particulière ; il trouvera dans toutes ces sources rencontrées en chemin de quoi le nourrir et l’abreuver et s’il a des yeux pour voir, il pourra peut-être contempler dans le « miracle grec » la « lumière matutinale » qui éclaire encore aujourd’hui notre Occident…