«Il est difficile de parler du Mont Athos. Il faut résister à deux tentations : celle d’en faire une icône, de voir partout ruisseler la lumière divine et de canoniser, sous prétexte de tradition, les attitudes les plus superstitieuses et les plus aberrantes ; celle d’en faire une caricature et de parler du Mont Athos comme en parlent les journaux qui ne voient que sa simonie, son homosexualité et « la crasse dont s’entourent les bien-heureux ». Peut-être faudrait-il retrouver entre l’art de l’icône et celui de la caricature, l’art du portrait.
L’icône oriente le portrait, comme le Bien et le Beau orientent notre liberté. Elle est le vrai visage de l’homme, mais ce vrai visage est encore à naître.
Dans ces paroles, il y a un écho de l’homme nouveau-né, de l’homme transformé par l’Esprit de Dieu et il y a un écho des douleurs de l’enfantement, un écho de l’homme déchiré entre ses bonnes et ses mauvaises volontés.
Il faut entendre sourire et il faut entendre crier. C’est le chant et c’est le bruit de notre propre coeur. »